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Port Moselle - bateau nettoyeur

Un bateau nettoyeur à la marina (source : LNC - 17/02/12 - Caroline CONTE)

Bientôt fini le ramassage des déchets à l’épuisette. Commandé en début d’année par la Sodemo pour faire face à l’accumulation des objets flottants dans les ports de Nouméa, un bateau antipollution devrait commencer à sillonner la marina de Port Moselle au mois de juin.

Le chantier du bateau antipollution de Port Moselle commencera fin février et a été confié à l'entreprise Nauticalu de Numbo. Les deux ou trois heures de ramassage des déchets flottants à l’épuisette, après chaque journée de coup d’ouest, n’étaient pas assez efficaces. Sébastien Fellmann, le responsable d’exploitation de la Sodemo (Société d’economie mixte de la Baie-de-la-Moselle), se réjouit de la commande du bateau nettoyeur en début d’année. « C’était devenu trop fatigant de collecter les bouteilles et sacs plastiques un à un. Nous avions vraiment besoin d’autre chose pour que le port soit propre.

Pollution : la Sodemo a choisi de privilégier les entreprises locales pour monter le projet. Elle s’est associée à la société Laubreaux Marine et à l’architecte Naval Solutions. Le bateau en aluminum, qui devrait être exploitable dès le mois de juin, fera près de huit mètres de long et deux mètres et demi de large. « Le catamaran aspirera les pollutions telles que les macrodéchets et les hydrocarbures de surface. Elles seront ensuite stockées dans une pelle qui, une fois pleine, pivotera vers un bac », explique Sébastien Fellmann qui déclare avoir été très attentif à choisir les moteurs les moins polluants du marché. « Nous ne pouvions pas construire un bateau à pédales, il nous fallait absolument des moteurs.

Partenariat : la ville de Nouméa ainsi que Total et la BNP se sont associées au projet. Elles ont contribué au financement des onze millions de francs nécessaires à la construction du bateau. « Le but est de travailler en partenariat, il faut que tout le monde ait un intérêt dans ce projet. Cela peut être bénéfique en terme d’image par exemple. » Sébastien Fellmann pense même à la possibilité de prêter le bateau à ses partenaires pour des actions occasionnelles sur un port ou une plage.  Et si le catamaran a une place à Port Moselle, il pourra être remorqué pour aider d’autres marinas. « Ce bateau servira les intérêts de tous. Nous sommes collègues avant tout. » Le responsable d’exploitation de la Sodemo ne compte pas s’arrêter là, il voudrait travailler avec le Sipres (service d’inspection et de prévention des risques environnementaux et sanitaires) pour surveiller la qualité de l’eau du port.